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Tourisme au burundi

Déroulement de la conférence débat du 18 Mai 2024

La conférence a eu lieu samedi, le 18Mai 2024 à l’Hôtel Club du Lac Tanganyika de 10h 30 à 14h 30.

La conférence est organisée par un pôle de synergie verte de différentes organisations à savoir :

  • CIPER CONSULTING ;
  • TABITO (TANGANYIKA E-BRIDGE INTERNATIONAL TOURS) ;
  • LTP (LAKE TANGANYIKA PRESERVATION).

Le sponsor principal de la conférence est l’entreprise CIPER CONSLTING représenté par son Directeur Oscar RWASA.

Dans la conférence, plusieurs organisations sont invitées, des personnes physiques ainsi que des invités d’honneur qui sont des différents experts présentateurs.

Parmi les invités parlés ci-haut, quarante-neuf individus ou représentants (49) ont participé dans la conférence.

Par chronogramme du jour, la conférence a commencé par :

  • Mot d’ouverture,
  • Les présentations  des différents thèmes par des experts présents dans la salle

Après les présentations, des commentateurs ont pris la parole pour faire des commentaires :

  •  Général Anicet NIBARUTA
  •  Juvénal NIYONKURU
  • Didace RWABITEGA
  • Louis NAHIMANA

Encore une fois, on a procédé aux échanges (Questions réponses) avec le public dans la salle

Enfin, la conférence est terminée par mot de clôture.

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Mobility Tourisme au burundi

Sur la piste de la mise en place d’un SMED LAB dans la destination du Grand Bujumbura

  • Reconfigura Destino et la relance du tourisme au Burundi

Cela fait deux ans (en 2021) que l’initiative « Reconfigura Destino » est lancée dans la destination du Grand Bujumbura par le Centre Mondial pour l’Excellence des Destinations (CED) pendant la période de la crise virale à travers son Partenaire Représentant au Burundi, Monsieur OSCAR RWASA, Directeur du CIPER CONSULTING.

L’objectif de l’initiative est étant de faire un état des lieux de la situation du tourisme en crise au niveau national et de voir dans quelles mesure les activités du tourisme peut être lancée avec un nouveau modèle d’affaires fondée sur les capacités dynamiques d’une destination à se reconfigurer de nouveau pour une relance sécurisée et une croissance saine et durable du secteur du tourisme.

Le grand Bujumbura constitue une des grandes destinations du Burundi avec une grande attraction autour les plages sablonneuses du lac Tanganyika dans son littoral nord.    

  • Rôle du CIPER Consulting dans la promotion du Grand Bujumbura : les grands moments

Dans le cadre d’un ensemble de cadres de dialogue et concertation sur les questions interrogeant la gouvernance de la destination en question, le CIPER CONSULTING a utilisé son expérience et son savoir-faire pour réunir quelques intervenants clés du secteur du tourisme issu des milieux privés, administrations publiques et communautés locales autour d’abord d’un questionnaire de sondage et puis de deux ateliers. Il s’agit d’abord de l’atelier d’information sur l’approche SMED du CED principalement dédiées aux autorités nationales en charges du tourisme.  Ensuite, il s’agit de l’atelier de présentation des résultats du sondage.

Pour compléter le questionnaire administré en ligne, quelques réunions de groupe d’échanges et débats (focus group) ont été organisés.  

Lors de l’atelier de présentation des résultats de sondage les participants ont contribué à un vote des priorités senties comme pouvant constitué des axes de relance du secteur du tourisme à Bujumbura et dans le pays en général.

L’initiative reconfigura Destino s’est clôturé par la rédaction d’un rapport narratif du déroutement des ateliers et initiatives nouvelles créées et celles accompagnées avec un accent particulier sur l’explication des résultats de vote de priorité. Ce rapport donne des perspectives prometteuses et pratiques sur le futur du tourisme au Burundi. 

  • Les nouvelles dynamiques du tourisme domestique et international au Burundi

Suite à l’action combinée des actions des pouvoirs publics, secteur privé et de la société civile actifs dans le secteur du tour privé, des initiatives de promotions et de relance se sont multipliés. La mesure gouvernementale d’octroi des visas à l’arrivée a permis donc de revenir à la réglementation d’avant la crise virale.

Le tourisme au domestique a été stimulé par des mesures gouvernementales et par des produits nouveaux destinés aux visiteurs nationaux surtout dans la ville urbaine at balnéaire de Bujumbura liées aux mobilités impliquant un tourisme de masse liées aux activités sociales, culturelles, religieuses et politiques. Nous n’avons pas en ce jour des statistiques pour quantifier cette tendance.

Aujourd’hui, le tourisme international a repris comme le montrent l’évolution des statistiques des arrivées à l’Aéroport International Melchior NDADAYE de Bujumbura depuis 2022.

  • La période de janvier 2022 à juin 2023 enregistre 176 599 visiteurs soit une année et 6 mois
  • La période de juin 2022 à juin 202 enregistre 132 127 visiteurs soit une année
  • La période de janvier 2023 à juin 2023 enregistre 57 891 visiteurs soit 6 mois de l’année en cours
  • La période de mai 2022 à aout 2022 enregistre 47 104 arrivées soit 3 mois de haute saison touristique en 2022
  • Période de mai 2023 à juin 2023 enregistre 23 034 visiteurs soit deux mois de haute saison touristique en 2023

Le tourisme au niveau régional au sein de la Communauté Est Africaine repris de belle aventure du fait de la réouverture des connections régionales et levées des barrières mises en place avec la crise du COVID -19 qui empêchent les tours opérateurs à rendre leurs services pour connecter les visiteurs touristes aux différentes attractions disponibles choisies.

Les mesures liées à la mise en place de l’Accord sur la Zone de Libre Echange Continental en Afrique (AZLECAF) a permis de capter des flux de touristes en provenance des pays de l’Afrique centrale (Cameroun) et de l’Ouest (Nigéria et Sénégal) et du nord (Egypte).

  • Quelques témoignages sur le retour des visiteurs et la nostalgie de l’exercice des visiteurs (messages et blogues en ligne) 

A côté des chiffres officiels sur les statistiques du tourisme au Burundi, il nous revient de relever à titre indicatifs quelques message de satisfaction des touristes internationaux en vite au Burundi. Un récit sous forme d’interview d’un groupe de touristes suisses avec un journaliste d’un media internet de Bujumbura donne un exemple de témoignage.

Pouvez-vous partager avec nous vos impressions générales sur votre séjour au Burundi et dans quelles mesures cela a répondu à vos attentes touristiques ?  

Touristes suisses : notre voyage au Burundi s’est extrêmement bien passé et a même dépassé nos attentes. Nous n’avions pas beaucoup d’informations sur les sites touristiques du pays et nous avons découvert une contrée riche en paysages, en nourriture, et surtout une population très accueillante, souriante et sociable

Quelles expériences culturelles ou historiques uniques avez-vous vécues lors de votre séjour au Burundi ?

Touristes suisses : nous avons vécu deux expériences culturelles marquantes. Il y a d’abord les tambourinaires de Gishora. Nous avons été impressionnées par la force des danseurs (ils portent des tambours de près de 80 kilos sur la tête !!) et surtout par la danse, le rythme et les tenues traditionnelles. Nous avons beaucoup aimé danser avec eux ensuite, mais regrettons un peu que les femmes ne puissent pas essayer les tambours. Mais c’est une étape à absolument ne pas rater au Burundi. L’autre évènement qui nous a marquées, c’est un évènement culturel qui était organisé par Gisabo Tours.  Nous étions les seules touristes et les gens nous ont vraiment bien accueillies, en nous faisant goûter leur bière de banane, en nous invitant danser et à prendre des photos avec les participants.

Comment décririez-vous l’accueil et l’hospitalité des personnes que vous avez rencontrées pendant votre séjour au Burundi ?

Touristes suisses : comme nous étions toujours avec notre ami Esaïe Ntidendereza, c’était très facile d’entrer en contact avec les gens. Mais de manière générale, nous avons trouvé que les personnes que nous avons rencontrées (que ce soient des amis d’amis ou des habitants que nous croisions dans les villages ou ailleurs) étaient très accueillantes, curieuses et drôles. Nous avons beaucoup ri avec les gens, surtout quand nous essayions de parler quelques mots de Kirundi.  

En conclusion, comment décririez-vous votre expérience globale au Burundi et le recommanderiez-vous comme destination touristique ? Pourquoi ?

Touristes suisses : une expérience enrichissante, émouvante, dépaysante. Nous recommanderions le Burundi sans hésitation. Nous avons l’habitude de voyager dans de nombreux pays et initialement avions pensé faire le tour seul. Après discussion avec Dative, nous avons conclu qu’avec un guide, ce serait préférable et la conclusion après le voyage est que c’est capital. Cela nous a permis d’avoir un contact privilégié avec de nombreuses personnes, aussi grâce à notre ami Esaïe qui est le communicateur suprême, de visiter un nombre impressionnant d’endroits, se faire des amis et d’avoir envie de revenir. Au-delà de cet émerveillement, le chemin est encore long, la liste des aspects du tourisme local qui devraient être mieux promus ou mis en valeur est longue, mais bien que le tourisme local ne soit pas encore développé, il est important de reconnaître les efforts entrepris par les tours opérateurs pour rendre mémorables les visites et redorer l’image du pays.

 Un visiteur anonyme raconte son voyage au Burundi

« Après une petite escale d’une journée à Addis Abeba (on en a profité pour faire coucou à Lucie notre ancêtre et manger de l’injera), on a atterri à Bujumbura dans un petit aéroport où tu marches directement sur le tarmac pour arriver à l’unique terminal de l’aéroport. Dehors, une petite délégation nous attendait avec des bouquets de fleurs (Esaie, Arsène son voisin, notre future guide Dative, Winnie la filleule d’Esaie et ses copines), ce qui nous donnait déjà un petit indice sur le degré d’hospitalité des burundais. Le lendemain de notre arrivée, Esaie nous avait organisé une marche (selon lui de 13km, il s’est avéré plus tard qu’elle faisait en réalité 20 km avec 900 mètres de dénivelé) avec pas moins de 25 personnes (on a compris plus tard qu’il ne fallait pas chercher à comprendre les liens entre les gens, Esaie arrive juste à rassembler du monde en permanence) qui souhaitait apparemment nous rencontrer. On a donc marché près de 6 heures (sous 32 degrés sans ombre sinon ce n’est pas marrant) avec un groupe de jeunes trop trop sympas avec qui on a pu discuter et apprendre nos premiers mots de kirundi (aujourd’hui on est presque bilingues LOL). Il faut savoir que les randonnées ici ce n’est pas comme chez nous, on amène une enceinte, on s’arrête en plein milieu pour danser, on rentre chez les gens pour les saluer, on boit de la bière de banane avec une paille qu’on partage avec 10 autres personnes… On a aussi découvert un mot très important qu’on a entendu ensuite tous les jours : muzungu (à entendre « muzunguuuuu » (mot pour dire « blanc » en gros). Les enfants sortent des maisons pour crier muzunguuuuus, avec parfois des expressions amusées – parfois terrifiées, on a même réussi à faire pleurer un bébé juste par notre présence #vexant). Pour la première fois de sa vie, Amanda était considérée comme « blanche » ou au mieux comme une « abuhindi » -désolée je dois mal l’orthographier- en gros comme une indienne).

Autre détail très important, chez Esaie, il y a Claude, qui cuisine des plats plus délicieux les uns que les autres (et en plus végétariens) : des feuilles de manioc, des bananes vertes, de l’amarante, du renga renga (sorte d’épinards), et plein d’autres légumes que nous connaissons déjà. A peine sorties du lit, il nous amenait des assiettes énormes de pâtes (oui oui au petit dej), d’avocat et de bananes qu’on se partageait tous ensemble « à l’africaine » comme dirait Esaie. C’était un bon moyen d’oublier le réveil brutal par les deux foutus coqs qui vivaient dans le jardin et qui avaient pour manie de venir chanter (hurler) juste en dessous de notre fenêtre à 4h50 du mat !!!! On a négocié ensuite pour que Claude garde les coqs enfermés au moins jusqu’à 6h30 (le bien-être animal a ses limites) pour qu’on puisse au moins dormir une heure de plus…

Après ces deux jours passés à Bujumbura, où on a rencontré 30 personnes en 48h, on est parti avec Dative, une femme de 25 ans qui a déjà été élue Miss Popularity du Burundi en 2021, monté son agence de tourisme avec 3 autres associées femmes, organisé la première compétition de golf internationale au Burundi, et Patient, notre chauffeur (qu’Esaie a appelé « Prudent » pendant 9 jours, et ensuite « Pastèque », mais c’est une longue histoire…).

Une expérience à la plage du lac Tanganyika et au musée vivant de Bujumbura

Dans la foulée de ses témoignages, je raconte un évènement parmi d’autres.  J’étais impliquée à recevoir des amis venants de suisse et de l’Afrique de l’ouest majoritairement dans le cadre d’un atelier international au Burundi. L’atelier s’est déroulé pendant 6 jours à Gitega Capitale politique du Burundi. Gitega est un plateau très frais toute la journées et arrosées de quelques pluies puisque nous sommes en début de la période pluvieuse.  Leur mission s’est clôturée par un escale à samedi soir et dimanche matin à Bujumbura avant de prendre le vol dimanche dans l’après-midi.

Samedi après-midi, le comité d’organisation dont je suis membres convie nos hôtes visiteurs à un partage d’un plat d’un diner spécialités locales (poisons du lac : Mukeke, Sangala et le Capitaine, et accompagnées de frites, quelques légumes et fruits de saisons).

Ce diner de fraternité africaine se déroule sur une plage HAVANNA BEACH qui donne une occasion aux visiteurs de prendre d’innombrables photos sur le lac et de regarder les vagues d’eaux qui finissent devant leurs yeux et d’écouter leurs murmurèrent continuels.

Habitués à fréquenter des cotes océaniques, tout le monde est étonné de voir devant lui un lac si long avec une quantité énorme d’eau douce (deuxième réservoir en eau douce dans le monde).  La soirée s’achève dans la grande admiration eaux et vagues sur les larges du lac dans une ambiance photographique.

Le matin du dimanche, les visiteurs passent au village artisanal crée au Musée vivant de Bujumbura. Ici, mon bureau d’études CIPER Consulting y dispose un bureau de liaison dédiée à la promotion touristique. Ils profitent pour faires des achats de souvenirs du Burundi et découvrir la diversité de la création artistique du Burundi et à visiter le zoo comprenant quelques reptiles, chimpanzés, crocodiles, léopard et singes de savanes, et bien dates curiosités animales.  

« ……votre pays un complétement un site touristique tout entier ………partout il y a de nouvelles choses à découvrir pour nous……) s’écrit un parmi les visiteurs.

D’autres témoignages sur ‘expérience des visiteurs à Bujumbura peuvent être trouvés sur le blogue d’une sympathique dame au nom de Michelle dans une chronologie historique extraordinaire dont le lien est le suivant : https://usumburabujumbura.wordpress.com  Michelle écrit sur son blogue ce qui suit :

« Vous avez vécu au Burundi avant ou après 1960.
Vous aimeriez retrouver des amis perdus de vue depuis 20, 30, 40……années.
Venez nous rejoindre sur Facebook.

J’ai créé ce site en 2004 pour permettre aux anciens du Burundi de se retrouver et surtout de ne plus se perdre de vue.
Mon blog et groupe privé  Habari kani à permis à beaucoup d’anciens du Burundi de retrouver pour leur plus grand bonheur des copains d’enfance qu’ils ne pensaient plus  jamais revoir.
Vous êtes intéressés ?
Laissez-moi un message avec votre adresse mail ainsi que quelques renseignements concernant votre année de naissance, les années vécues à Bujumbura, que faisaient vos parents. Vous pouvez aussi me donner des noms de copains que vous aimeriez retrouver.

J’attends de vos nouvelles »

Michèle

  • Etats des lieux sur la préparation de l’introduction de la pédagogie SMED dans la destination du grand Bujumbura

Je remercie d’abord Professeur François Bernard qui a pris suffisant de temps de m’instruire sur la pédagogie du SMED à l’occasion et des échanges visant à rendre pratique et fructueux tout projet de mise en place d’un espace d’échanges sur le SMED. Comme approche pédagogique à l’opposé d’une approche de certification, le SMED, est un outil pour discuter et éclairer tous les aspects du dialogue sur la gouvernance d’une destination touristique comme Bujumbura, la Grande Cité Balnéaire de Destination touristique. 

Nous essayons de traduire l’approche SMED en relations de dialogue entre intervenants et en cadre d’information et d’apprentissage sur les questions de tourisme dans les attractions du Grand Bujumbura.

En préparatifs, nous rassemblons atour de l’entreprise CIPER CONSULTING un réseau de professionnels issues du secteur privé et de la société civile, des universités pour dégager les thématiques phares pour animer cette approche SMED.

L’approche SMED est inclusive (tout le monde participe) et donc prenons en compte les aspects du genre, le rôle prépondérant de la jeunesse et surtout l’importances des technologies de la communication et le processus de la digitalisation accompagne de la, mise en place ressources documentaire accessible en ligne ou hors ligne via la téléphonie mobile qui associe la mobilité et l’apprentissage.

A notre actif nous enregistrons différentes collaborations avec différentes organisations nationales et d’ailleurs.

Nous comptons lancer le démarrage du SMED LAB dans les 2 prochains mois (à la veille de la fin de l’année en cours).

  • Les attentes et perspectives pour 2024 avec un SMED LAB actif

Les attentes du public pour l’année 2024 sont de deux ordres

  • Familiariser le public avec l’approche SMED via des outils pratiques et simples (applications accessibles avec le smartphone) pour donner des opinions ou renseigner les faits saillants qui marquent l’attractivité de la destination
  • Faciliter les organisations du réseau SMED local de saisir des opportunités nouvelles pouvant leur permette de se reconfigurer dans le moyen terme

Les perspectives de 2024 comprennent aussi la mise en place d’une plateforme cartographique en ligne qui sera gouvernée par un tour operateur TANGANYIKA E-BRIDGE INTERNATIONAL TOURS, créé sous les auspices du promoteur CIPER CONSULTING. La problématique de la digitalisation des opérations au sein du secteur tourisme au Burundi sera l’un de ses fronts d’attaque.

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La vie de notre organisation

Pourquoi initier une relation partenariale avec le CIPER Consulting?

Avec le CIPER Consulting, vous entrez dans un monde de possibilités pour mieux saisir les opportunités autour de vous. N’hésitez pas à ouvrir la porte de votre maison qui est un domicile pour vos projets et vos ambitions.

  • Domiciliez vos idées d’affaires
  • Conceptualisez les faits de votre contexte
  • Devenez le bon allié de votre environnement évolutif
  • Innovez pour mieux convaincre
  • Construisez autour de vous une équipe dynamique et talentueuse.

Vous serez un décideur stratégique avec CIPER Consulting

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Tourisme au burundi

COVID 19 ET LE TOURISME AU BURUNDI

COVID 19 ET LE TOURISME AU BURUNDI

Le COVID-19 est presque maîtrisé au Burundi et le tourisme local entre pôles d’attraction touristique est relancé au courant de cet été 2020.

Les principaux pôles nationaux d’attraction sont Bujumbura Plage sur le littoral du Tanganyika et ses environs autour de la Mairie de Bujumbura , le centre urbain de Gitega la nouvelle Capitale Politique, le centre urbain de Muyinga corridor principal d’intégration est-africaine , le centre urbain de Ngozi zone de transit.

La psychose créée par l’actualité médiatique mondiale brûlante sur le COVID-19 depuis décembre 2019 et relayée par les réseaux sociaux s’estompe petit a petit de la majorité de la population burundaise.

Bien que les mesures réglementaires des autorités gouvernementales restent en vigueur, la mobilité des personnes est redevenue normale et les inquiétudes des uns des autres limitant les contacts entre les personnes ont été apaisées.

Faisons remarquer que dans le cadre de la promotion du tourisme régional, le CIPER Consulting a élaboré un nouveau concept de mobilité professionnelle limitée « Mobility CompetitiveAdvantage in East Africa ».

Pour développer ce concept, le CIPER Consulting a négocié un partenariat avec le CED (Centre Mondial d’Excellence des Destinations) pour promouvoir la destination touristique urbaine de Bujumbura littoral du Lac Tanganyika.

Dans le même ordre d’initiative, le CIPER Consulting participera à la promotion d’une destination locale pour valoriser le potentiel touristique de la région naturelle du Bweru dénommé BWERU BWA NYABISIGA.

Soulignons que le siège social de CIPER Consulting est localisé au centre urbain de Muyinga qui la plaque tournante de la DESTINATION BWERU BWA NYABISIGA.

La destination est situé à la frontière avec la Tanzanie et est considérée comme la principale zone d’arrivée des voyageurs par la voie routière en provenance de l’étranger. En dépit de cette proximité avec la porte d’entrée des voyageurs, les alertes en provenance des centres de dépistage du COVID-19 n’ont pas dégradé le rythme de la mobilité à l’intérieur de cette destination locale.

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Mobility Reconfiguro Destino

Les cinq piliers du développement touristique de la cite balnéaire du grand Bujumbura dans la proximité du Lac Tanganyika : du symbolisme vers le fait stylisé.

Cet article est publié au nom du CIPER CONSULTING, cabinet d’études et de méthodes, qui s’est proposé d’intégrer dans sa mission commerciale, les fonctions d’organisme de développement touristique de la Destination de la Cité du Grand Bujumbura. Cet article fait la présentation des résultats d’une recherche conduite par RWASA Oscar, l’expert en développement des destinations touristique et membre du réseau mondial des experts du CED (Centre Mondial d’Excellence des Destinations), et il est également le directeur du CIPER CONSULTING.

En rédigeant cet article, nous avons fait un tour d’horizon sur la présentation synthétique et les angles principaux qui focalisent l’expertise sur les schémas directeurs du développement des « smart city destination » dans les autres coins du globe terrestre.  Nous essayons d’adapter les orientations de cette expertise internationale en les adaptant au contexte de notre chère destination de la Cité du Grand Bujumbura et nous valorisons les investigations préliminaires faites par le Cabinet CIPER CONSULTING.  

Après avoir fait une présentation sommaire descriptive de cinq piliers de développement de la destination, nous allons donner des noms de lieux considérés comme les TOP 10 attractions touristiques de la Cité du Grand Bujumbura selon un sondage restreint conduit par le cabinet CIPER Consulting.  Afin de mieux illustrer ce mouvement d’émergence de la destination, les attractions sont classées en fonction de types des motifs qui animent le comportement des visiteurs de ces lieux et des activités touristiques disponibles dans un complexe d’attractions dénomme « centripète touristique ».   

Nous concluons par une vision prospective du rôle de leadership et de la gouvernance la Cité du Grand Bujumbura dans le développement touristique au sein de la région des grands lacs selon l’accompagnement spécifique qui lui réserve le Centre Mondial pour l’Excellence des Destinations (CED). Ceci permet d’envisager un label typiquement l’économie bleue qui est concurrentielle avec le label promu au sein de la promotion institutionnelle de la destination touristique unique dans le cadre de l’East Africa Community. Cette promotion de la Destination commune est remise en cause par « la clause de la géométrie variable » dans l’adoption des accélérateurs sectoriels de l’intégration régionale et cette clause crée des crispations et des non-dits dans le partage des avantages tirés du marché commun de l’Afrique de l’Est dans les différents secteurs et en particuliers le secteur du tourisme régional.  Nous discutons donc successivement les points suivants :

  • Les cinq piliers touristiques de la Cité Balnéaire du Grand Bujumbura
  • Les TOP 10 attractions de la Cité Balnéaire du Grand Bujumbura
  • L’ouverture d’une nouvelle perspective de branding touristique spécifique et compétitive dans la région des grands lacs africains autour de la Cité du Grand Bujumbura
  1. Les cinq piliers touristiques de la Cité Balnéaire du Grand Bujumbura

Selon la méthodologie empruntée et les outils propres à CIPER CONSULTING, nous présentons les résultats synthétiques en 5 piliers qui sont les suivants et caractéristiques propres à la destination :

  • Le pilier lié à la gestion du temps   
  • Le pilier lié à la gestion du risque
  • Le pilier lié à la gestion de l’information
  • Le pilier lié à la gestion de l’innovation culturelle
  • Le pilier lié à la légende de la mobilité

Chaque pilier présenté est une source de capitalisation de l’avenir et présente la cité du Grand Bujumbura comme une capitale de l’avenir civilisationnel dans la région des grands lacs africains. 

E cet égard, nous associons à chaque pilier un symbolisme vivant et support d’un enjeu dynamique touristique.  Ainsi les thématiques standardisées de développement d’une destination touristique présentées selon l’approche SMED Lab du CED (Système de Mesure pour l’Excellence des Destinations) vont prendre racines dans les 5 piliers que nous présentons ci-dessus. 

  1. Le pilier de la gestion du temps

Selon ce pilier, notre belle cité est la capitale de la dualité temporelle dichotomique : il s’agit, d’une part, une durée est portée par l’état psychologique individuel d’un visiteur de la cité (cette durée est proche du temps chronologique de la montre bracelet) et d’autre part, une durée protée par la conscience de la participation au destin communautaire (cette durée est proche d’une matrice de résultat-récompense journalier indexé au moment des événements).

Son symbolisme : Elle reflète la variabilité de l’animation courante journalière et de l’animation spécifiquement événementielle ou saisonnière que les visiteurs expérimentent par la connexion directe et en temps réel avec la cité.

  • Le pilier de la gestion du risque

 Selon ce pilier, notre belle cité est la capitale du rêve de la jeunesse africaine. Ce statut de la capitale de la jeunesse africaine reconnue à travers l’Union Africaine est le vrai symbole de la renaissance africaine incubée par le Burundi, Cœur d’Afrique, Unique château d’eau fraiche dans le monde, qui alimente simultanément le bassin du Fleuve Nil et le bassin Fleuve bassin du Congo.  

Son Symbolisme : la dénomination « BUJUMBURA » est une dérivation étymologique en langue maternelle dont la signification renvoie à l’esprit rêveur de son visiteur. Bujumbura vient de deux mots locaux : « Buca + mbura » qui signifie successivement en français : « dès l’aube + je révèle mon avenir ». La contraction linguistique de ceux deux mots selon la grammaire Kirundaise donne bel et bien le mot « Bujumbura ».   Par déformation de la tonalité occidentale ou indo-orientale, ce mot a été déformé en USUMBURA dans sa prononciation par les premiers arrivants européens ou indo-arabes en USUMBURA. 

Pour la petite histoire, cette expression symbolique fait figure analogique au mythique rêve américain portée par le Révérend Pasteur et Professeur Martin Luther King à travers son livre « I have a dream » et qui a été parabolisée par une conférence à propos du BLUE PRINT animée par le même auteur prophète en s’adressant aux étudiants d’un collège à Atlanta sa ville natale. Et dans cette même perspective prophétique, l’Abbé Michel KAYOYA en a fait écho très retentissant dans son rêve mythique le Cœur d’Afrique et sous le même diapason à travers son prophétique livre : « Sur les traces de mon père : jeunesse burundaise à la redécouverte des valeurs ».

  • Pilier lié à la gestion de l’information

Selon ce pilier, notre belle cité est la capitale de la diplomatie préventive à traverse son rôle dans la gestion de l’information géostratégique et comme plaque tournante régionale des courants d’échanges au sein des grands lacs africains et son positionnement à la charnière entre l’Afrique de centrale et de l’Est qui abrite le deuxième poumon environnemental de la planète terre.

Symbolisme : Présence des sièges sociaux d’organisations régionales qui sont au script journalier de cette gestion géostratégique de l’information : Il s’agit de La Conférence Internationale des Grands Lacs africains, L’Autorité du Lac Tanganyika et Trade Development Bank.

Les mandats et les orientations de programme d’intervention de ces trois institutions internationales peuvent être consultés sur leurs médias numériques publiés officiellement par leurs organes directeurs.  

  • Pilier lié à l’innovation culturelle

Selon ce pilier, notre belle cité est la capitale du droit de la médiation consultative communautaire. Au sens de ce pilier, cette innovation culturelle constitue l’ossature d’une spécificité culturelle burundaise dérivée des traditions et coutumes burundaises. Cette spécifié culturelle a un potentiel immense de rayonnement dans son environnement immédiat et dans sa zone d’influence régionale. 

Son symbolisme : il rendu vivace par le rituel procédural et la rhétorique de « Ijambo » (Traduit en français par « Discours circonstanciel ») propre aux événements sociaux de droit coutumier véhiculé par les cérémonies de mariage (Union conjugale) et levée de deuil (ou funérailles dans d’autres traditions africaines) et les autres circonstances connexes.   Ce droit de la médiation consultative est une innovation civilisationnelle dérivée de la première conception traditionnelle et il est reformulé sous forme d’une innovation commerciale des salles de fêtes et cérémonies qui sont florissantes dans la Cité du Grand Bujumbura. Cette floraison fait que cette innovation commerciale soit transportée dans les autres cités urbaines provinciales. Dorénavant, il exprime un besoin d’une autre allure moderne et touristique de cet héritage traditionnel. Par conséquent, il y a création d’un marché du droit de la médiation consultative communautaire convoité par la diaspora burundaise.

La première formule traditionnelle du droit à la médiation consultative est l’institution de « Mushingantahe » (notable justicier local) héritage de l’Etat monarchique du Burundi et qui a été dilué de son essence par la révolution politique qui fait basculer le Royaume du Burundi vers une république. D’après cette institution, au sein de chaque communauté ou entité administrative, le droit à la justice est reconnu par une juridiction locale tenue par un réseau de notable-justiciers locaux et qui sont investis publiquement via un rituel et des exigences qualifiantes propres. Ce rituel a été vainement réhabilité.

La deuxième idée conceptuelle a été lancée par le Centre d’Indépendant et de Recherche d’Initiatives de Dialogue (CIRID) sous la présidence fondatrice de Monsieur HAKIZIMA Deo qui a lancé la première conception du réseau des médiateurs communautaires indépendants. Le CIRID propose à la société burundaise cette conception sous la formule d’un projet de déminage des esprits post-conflit pour catalyser le dialogue favorable à reconstruction nationale et la recherche de la vérité sur l’histoire du Burundi et porte cette proposition à l’échiquier international sous la formule du FORUM INTERNATIONAL DU TANGANYIKA (FIT).

La troisième conception est celle de l’État du Burundi qui institutionnalise le statut de médiateur communautaire sous la formule d’un mandat démocratique électoraliste mais politiquement neutre et qui se présente comme substitut valable à l’institution de « Mushingantahe » (notable justicier local hérité de l’Etat monarchique).    Cette innovation du droit à la médiation consultative communautaire est une formule commercialement conventionnelle pour valoriser les trois tendances de conception du droit à la médiation consultative autour du dialogue, la concertation et la conciliation.  

  • Pilier lié à la légende de la mobilité

 Selon ce pilier, notre belle cité est la « capitale Smart City Beach Mobility » dans le bassin du lac Tanganyika. Le Bujumbura Smart Beach Mobility est une représentation légendaire de toute ce qui peut motiver une expérience de mobilité terrestre, maritime et aérienne.   

Son symbolisme : Nous désignons cette légende de mobilité par l’expression anglaise « Blue, White and Green – Tanga Sky Zoom Loveback” en abregé “BWG –Tanga Sky Zoom Loveback”.

Dans la tradition burundaise et africaine en général, une légende est un récit qui récapitule de façon caricaturale une expérience humaine sous le récit métaphorique des personnages du règne animal ou végétal. A cet égard, notre légende de mobilité exprime l’expérience vécu et le contact culturel réalisé par un visiteur à l’imitation de ce qui se passe dans cette zone touristique de l’extrême nord du Lac Tanganyika en observant la présence des oiseaux migrateurs, la migration des reptiles, mammifères et poisons du lac, le vol et l’atterrissage des aéronefs. Pourquoi une telle curiosité, comment se meut l’attraction touristique qui nourrit cette curiosité et quel est son vrai sens ?

La légende du personnage animal de la région de la savane tropicale d’Afrique véhicule trois niveau de performance consécutive à trois épreuves subit par une individualité qui s’adonne à une aventure quasi-héroïque : l’épreuve de la performance qualifiante, l’épreuve de la performance disjonctionnelle, l’épreuve de la performance glorifiante.

  • La performance qualifitante signifie que le visiteur arrive à obtenir une connaissance bonne et opportune sur les conditions de son voyage et s’enrôle à travers un bon canal de gestion de son expérience touristique.
  • La performance disjonctionnelle est assimilable à l’existence des situations locales défiantes pour le visiteur.
  •  La performance glorifiante est assimilable à une expérience touristique très mémorable et un love back très important.

C’est dans une telle imaginaire de la légende de la savane que la préparation, la conduite de l’expérience touristique peut être reconfigurée et appréciée.   

L’extrême nord du littoral du Tanganyika est une zone de plage sablonneux qui fait le prolongement de la Cité du Grand Bujumbura. Sur le plan naturel et physique, cette partie est caractérisé par les vents orientés sud-nord dans la journée et nord- sud dans la nuit, et conséquents par des vaques d’eau orientés sud-nord dans la journée et nord-sud dans la nuit. Cette zone est prolongée au nord par une plaine verte écoenvironnementale dans lequel est hérité l’Aéroport international Melchior Ndadaye. L’atterrissage et le décollage sur cet aéroport une opportunité de faire une exploration touristique par une vue panoramique et romantique de la cité du Grand Bujumbura (architecture), l’étendue bleue du lac au sud, de la bande balnéaire tampon à coloration blanchâtre au milieu (plage sablonneux pittoresque) et la plaine verdoyante au nord. C’est cette juxtaposition tricolore (bleue, blanche et verte) qui donne le qualificatif de « Blue, White and Green – Tanga Sky Zoom Loveback ». Ce spectre colorié est unique dans le bassin du lac Tanganyika et nous renvoie donc à cette légende migratoire des animaux dans les trois milieux aquatique, terrestre et aérien.  C’est ce qui permet de dégager ce symbolisme de mobilité connu sous la dénomination « BWG –Tanga Sky Zoom Loveback ».  Autant le règne animal est engagé dans une expérience de mobilité, autant la clientèle touriste est également motivée à visiter la destination. 

De fait, ce symbolisme est une source d’inspiration d’une culturale transnationale labélisée de la Cité balnéaire du Grand Bujumbura dans le bassin du Lac Tanganyika et ses prolongements dans le rift valley oriental africain. Telle est présentée, la légende du Bujumbura Smart Beach Mobility.  

  • Les TOP 10 attractions de la Cité Balnéaire du Grand Bujumbura

La cité balnéaire du grand Bujumbura est riche d’attractions d’une grande vitalité pour les nationaux comme pour les étrangers, pour les jeunes et les plus vieux, pour les poches maigres comme pour les poches bien nanties, pour les nouveaux venus comme pour les anciens visiteurs. Tout change depuis le soleil levant jusqu’au soleil couchant, depuis la soirée dansante jusqu’à l’aube des amours du clair de lune. Cela étonne tout le monde depuis le premier janvier jusqu’au 31 décembre de chaque année. Je donne le top 10 des centripètes d’attractions dans leur proximité et leur interconnexion par la mobilité.  Un centripète d’attraction touristique est composés de quelque pistes touristiques avoisinants et pouvant produire un effet d’impact commun à une catégorie de visiteurs. Un seul site apporte un complément « adds-on-value » à l’ensemble des sites du centripète touristique. L’effet d’impact commun est la caractéristique de la formation du produit touristique dans sa complexité et la variabilité de son emballage. C’est sur la base de ce nouveau prototypage produit que mon classement différent des autres qui sont décrits sur le web ou les documentations spécialisées qui font la promotion de la destination de la Cité Balnéaire du Grand Bujumbura. 

Le classement ne tient compte pas compte seulement du nombre de visiteurs fréquentant le centripète touristique mais aussi de l’échelle des besoins ou motif de voyage qui lui sont associés. Pour chaque centripète touristique, je propose (1) les motifs supposés ou satisfaction recherchée, (2) quelques activités touristiques possibles et (3) Quelques références du système d’accommodation très proche. 

  1. Centripète touristique n°1 (Front du lac) : Musée vivant de Bujumbura, Cercle de la Paix (anciennement cercle nautique), Plage de natation – relaxation communautaire 

Motifs de visite : Histoire et culture,découverte nature, environnement nature mixte, plaisir et amusement, divertissement, relations familiales, cuisine locale 

Activités touristique : prise de photo, danses traditionnelles folkloriques, achat de souvenir (objets d’art africain), observer le coucher du soleil sur le lac, pêche divertissement à l’hameçon, promenade d’études, piquenique de groupeou diner, Team building, Toasts souvenir  

Système d’accommodation proche : Hôtel Tanganyika, Hôtel Safarigate, Pearl Hôtel, Zion Beach, Tanganyika Lakeview, Ubuntu Residence Hotel, Hôtel le Palmeraie, Snack bar La Maison Natale, La Détente Sanck bar.

  • Centripète touristique n° 2Place de l’Independence, Place des Martyrs de la Démocratie, Cercle hippique, Golf Club, Entente sportive

Motif de visite : Mémoire historique, sport et jeux divertissant, environnement nature, animation événementielle

Activités touristiques : prises de photos, journées commémoratives, jeux de chevaux, jeu du golf, piquenique, networking social, expositions d’affaires, signature du livre d’or dédié à la bravoure héroïque.

Système accommodation proche : Hôtel Source du Nil, ROCA Golf Hôtel, Café Restaurant WAKAWAKA, Bar le Zanzi, Bahizi Café, BUJACAFE, Institut Français de Bujumbura

  • Centripète touristique n° 3 :  le Silicon Beach System de Kajaga (plusieurs plages de sable alignés et continus sur une distance de 3 km

Motif de visite : évasion, découverte, contemplation maritime, plaisir et divertissement, cuisine de spécialité étrangère et locale, santé et thermothérapie tropicale. 

Activités touristiques : jeu de natation, promenade maritime à bord d’une barque, coucher du soleil d’été, prises de photo, spectacle du vol d’avion, nightclub, piquenique, courtoisie d’affaires, animation musicale, Team building, Toasts souvenir.  

Système accommodation : Hôtel Club du Lac Tanganyika, Eden Beach Resort, Van Beach, Word Beach, Saga Plage, Plusieurs salles de réunion, de conférences, cérémonies diverses, etc.  

  • Centripète touristique n° 4 : Jardin public, Stade Intwari, Villégiature résidentielle de la Zone Rohero-Kiriri

Motif de visite : environnement nature, sport et détente collective,

Activités touristiques : balade à pied, jeu de gymnastique, networking social, achat fruit de saison 

Système d’accommodation : Café Gourmand, City Hill Hotel, Hotel Le Panoramique, Village Hotel, Resto Chez Gerard, Resto Chez André, Bar Resto FIDODIDO.   

  • Centripète touristique n° 5 : Palais des arts et culture, Station de la Gare Routière Centrale, Galléries marchandes, Galléries d’Art et Marchés des fruits de saison.   

Motif de visite : connectivité au transport social, relations sociales surprises, animation à plusieurs tonalités, jeu de publicité, traditions commerciales, animation des piétons et vendeurs à bord de la chaussée

Activités touristiques : shopping, causerie camaraderie, prestations de tambours, expositions

Système d’accommodation proche:  Hotel Amahoro, Amaria Hotel, Mirton Hotel, Café Gourmand, Havana NightClub   

  • Centripète touristique n° 6 :  Mausolée du Prince Louis Rwagasore, Monument de l’Unité Nationale, Esplanade du Collège du Saint Esprit (Campus Kiriri)

Motif de visite : Mémoire historique, environnement nature, vue panoramique, régénération   

Activités touristiques : randonnée pédestre, ballade sportive à pied, contemplation de l’architecture et de la plaine, rencontre de courtoisie, prise de photo, signature du livre d’or.    

Système accommodation: Kiriri Garden Hotel, Best Outlook Hotel, Restaurant Belvedere, City Hill Hotel.

  • Centripète touristique n° 7 : Artéfacts du Boulevard Mwezi Gisabo

Motif de la visite : effet d’annonce, évasion et pause-relaxation, spectacle de la mobilité

Activités touristiques :  défilé de la ronde matinale, postes des annonceurs, tour en voiture de pause relaxation, contemplation des cortèges de mariages du week-end, prise de video souvenir.

  • Centripète touristique n° 8 : Bâtisse architecturale des monuments religieux : Cathédrale Regina Mundi, Sanctuaire du Mont Sion – Gikungu, Centre de la Retraite de Rohero, Complexe islamique de Bujumbura, Eglise Vivante de Jésus Christ, Eglise du Rocher de Bujumbura, Cathèdre de l’Eglise Orthodoxe, Cathédrale de l’Eglise Anglicane de Bujumbura

Motif de visite : recueillement, écoute, discernement et examen de conscience, réveil spirituel, pèlerinage religieux, architecture et civilisation

Activités touristiques : retraites, campagne d’évangélisation et guérison, retours spirituels, team building, réseautage  

Système d’accommodation :  intégré à chaque site religieux ou activité spirituelle.  

  •  Centripète n° 9 : Parc national de Rusizi : Périmètre Zone Delta, Foret de Rukoko, cimeti-ère Mpanda et milieux environnants   

Motif de visite : Découverteenvironnement nature, gastronomie du lac, évasion, mémoire  

Activités touristiques : prise de photo, randonnées pédestres ou en voiture, excursion maritime dans une barque, observations des crocodiles et hippopotames du parc, cris des oiseaux migratoires, pèche – divertissement à l’hameçon, camping, cortèges funéraires.  

Système d’accommodation proche: Van Beach Hotel, World Beach, Hotel Club du Lac Tanganyika.

  1. Centripète touristique n° 10 : Pierre historique de la Rencontre des explorateurs Livingstone et Stanley, le musée géologique du Burundi, le barrage hydroélectrique de la rivière Mugere 

Motif de visite : Exploration, histoire, découverte environnement nature, découverte vestiges écologiques et éco-tourisme communautaire

Activités touristiques :   randonnée pédestre, ballade à bicyclette, piquenique ; prise de photo souvenir, visites des plantations de palmiers et de la centrale électrique, plantation d’arbres personnalisés en saison pluvieuse. 

Système d’accommodation : Nyabugete Beach

Notes du bien à savoir

  1. Les descriptions narratives qui donnent les détails spécifiques sur les sont disponibles sur le web et sont compilées par saison à travers les annonces des tours porteurs émetteurs ou récepteurs qui s’intéressent à la destination de la Cité du Grand Bujumbura.
  2. Nous attirons l’attention des lecteurs des médias en ligne sur les commentaires émis à propos de la méfiance sur la situation sécuritaire des personnes visiteurs. Nous regrettons que certaines représentations psychologiques sur l’interprétation de la sécurité (notamment celles basées sur la veille technologique et le symbolisme occidental) sont de nature à ternir l’image de la destination.
  3. Rassurez-vous d’être en contact avec un tour opérateur actif localement pour relativiser le sens des informations qui circulent sur le web et surtout contrôler les intentions des auteurs de ces commentaires.
  4. Au moment de la rédaction de cet article, il existe une association professionnelle nationale qui regroupe des tours opérateurs qui veulent gérer le système d’information touristique local et ses professionnaliser ses canaux de diffusion. Sa dénomination est « Burundi Association of Tour Operators » en sigle BATO. Il s’agit de Tanganyika E-Bridge International Tours (TABITO) auquel l’auteur de l’article est rattaché comme promoteur auquel s’ajoute : WEDEGOO Travel, BURUNDI DISCOVERY TOURS, BURUNDI GREEN DESTINATION, HOME TOURS and SERVICES, GISABO TOURS, Map Tours and Travels Burundi, IKAZE VENTURE, BURUNDI GUIDES, MUIRA TOURS and SERVICES, BUMAPCOM TOURS, HERA TOURS TRAVEL AGENCY, MOUNTAIN VENTURES BURUNDI, OFFROAD  ADVENTURE BURUNDI, M travel and Tours Burundi, Tanganyika Links Tours, MBWIRA BURUNDI TOURS. Nous espérons que d’autres tours opérateurs nationaux et étrangers vont joindre l’association BATO (Burundi Association of Tour operators). 
  • L’ouverture d’une nouvelle perspective de branding touristique spécifique et compétitive dans la région des grands lacs africains autour de la Cité du Grand Bujumbura

Nous mettons l’accent à montrer que la tendance d’évolution future dans le secteur du tourisme régional va s’arrimer avec le branding spécifique de la Cité du Grand Bujumbura car notre cité est considérée comme une destination spécifique leader de l’économie bleue touristique dans la région des grands lacs. La question qui sous-tends la perception de la tendance d’avenir est celle de savoir si son développement va murir le positionnement d’un branding concurrentiel à celui de la destination unique East Africa ou va stimuler la création des labels locaux complémentaires qui renforcent le branding touristique communautaire East Africa.

Avant d’explorer cet aspect, il revient de rappeler l’élément qui suscite des points de discordance dans l’harmonisation des politiques et celui des positions de négociations commerciales au sein de la Communauté de l’Afrique de l’Est. Il s’agit de la clause de la géométrie variable introduite dans le texte du traité qui crée cette communauté et qui autorise un groupe de pays d’avancer sur une position commune sans que les autres qui ne la partagent pas soient obligés d’y adhérer. Dans le cas spécifique du secteur touristique, cette clause a été prise au sérieux lors de l’adoption du visa touristique unique valable pour les visiteurs touristiques qui entrent au Kenya, Uganda et Rwanda. Les 2 deux autres pays membres de la communauté à savoir le Burundi et la Tanzanie ne peuvent pas bloquer la mise en pratique d’une tel instrument qui possède un cachet communautaire ; En effet, l’adoption du visa unique passe par le vote et le processus de validation des institutions communautaires. Les pays qui adhèrent plus tard à savoir le Soudan du Sud, la République Démocratique du Congo vont l’accepter comme tel. Pour le public des citoyens des Etats membres signataires du traité, la question est de savoir si les conditions pour entrer dans le programme du visa unique sont très exclusives et contraignantes pour les autres pays de l’EAC en dehors du programme Visa Unique EAC. 

Paradoxalement, dans les autres régionaux du monde on trouve des situations plus ouvertes. On note ici par exemple le cas du VISA SHENGEN en Europe qui a les caractéristiques de promouvoir la mobilité de travail et touristique en Europe pour les voyageurs non-résidents. Et pourtant le bloc de pays qui ont adopter le VISA SHENGEN ne sont pas tous intégrés totalement dans les autres domaines de la vie économique et politique : on y trouve des pays membres de l’Union Européenne et les pays non membres (exemple Suisse, Norvège, etc.). 

Ces deux instruments mentionnés ci-dessus adoptés dans deux contextes différents et dans des formulations institutionnelles différentes sont bel bien porteurs de leçons d’expérience pour ceux qui pensent revendiquer d’autres perspectives de branding individuel ou branding partagé dans un secteur très particulièrement ouvert au reste du monde comme le tourisme.  

Selon notre analyse d’avenir, la Cité du Grand Bujumbura va conduire une expérience propre de mobilité et de proposition de partage de branding autour des 5 piliers susmentionnés dans le bassin du lac Tanganyika d’abord et dans l’ensemble des pays de la région des grands lacs ensuite. L’objectif ultime du tel branding qui se veut unique, authentique et très mémorable consiste à formuler l’expression d’appel clientèle hautement spécifique.

« VISIT EAST AFRICA, FEEL THE VIBE » est le branding touristique dans l’EAC autour de plusieurs instruments promotionnels exclusifs. Il présente un risque de ne pas offrir cette unicité et cette authenticité. Une réflexion sur le type d’instrument plus concurrentiel et compétitif que le VISA UNIQUE EAC pourrait éclairer la tonalité du branding et son design. Par exemple le VISA SHENGEN est né dans un contexte ou l’Europe est la recherche d’un élargissement de son marché intérieur par la mobilité touristique sans nécessairement remettre en cause le branding territorial propre spécifique à une destination mais également l’Europe s’attache à promouvoir des mobilités secondaires comme la mobilité dans l’enseignement universitaire et les migrations de travail.

En focalisant mon attention sur le bassin du lac Tanganyika, je voudrais par ricochet souligner qu’il existe également le bassin du lac Victoria qui est lui-même objet d’attractions touristiques propres. Comme tout le monde le sait bien, les appellations des lieux sont porteuses de démarcation parfois historique, parfois culturelle et donc pouvant constituer une base d’une expression de branding reconnu et crédibles au sein des communautés locales qui ont façonné l’importance de ces appellations.

En revenant sur la Cité du Grand Bujumbura et le rayonnement de son branding, il faut lui associer un instrument promotionnel plus large et reconnu dans les enceintes diplomatiques et consulaires qui réalisent le contact avec sa clientèle. Il restera à lui coller une expression emblématique d’une communauté dont la Cité du Grand Bujumbura est porteuse de rêve et culture de mobilité partagée. 

De façon imaginative, afin d’accompagner ce branding spécifique à la Cité du Grand Bujumbura, nous proposons qu’un tel instrument en compétition avec les autres en cours d’expérimentation porte le nom de « VISA T-SAFARI ». 

Pour crédibiliser l’occurrence d’une telle analyse prospective sur les tendances dans la région des grands lacs comprenant un bloc important intégré au sein de la Communauté de l’Afrique de l’Est, il est bien d’envisager une recherche quantitative utilisant les données statistiques comparables sur un échantillon de quelques destinations émergentes et leurs attractions emblématiques. Il s’agit d’une opportunité d’investigations future et du questionnement plus dense.

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Economie et société

Chronique n°3 du 26 aout 2025:  La problématique du chômage des jeunes qualifiées et les opportunités offertes par les situations d’attentes dans la période pré-emploi professionnel.

Cette chronique répond à la question suivante : comment comprendre et mieux aménager les situations d’attentes dans le contexte de chômage court et long terme au Burundi ?

L’économiste s’intéresse à définir et expliquer le chômage en observant les faits qui structurent le marché du travail (connu ainsi du point de vue de l’offre de travail par les ménages) ou le marché de l’emploi (connu comme tel du point de vue de la demande de travail par les entreprises et administrations regroupés sous la dénomination de patronat).

Le travail comprend la mise à disposition de l’énergie accumulée par une personne humaine et restituées par les aptitudes physiques, la mise à disposition des connaissances théoriques et pratiques requises et restituées par les facultés intellectuelles et enfin la mise à disposition d’un comportement humain qui s’adapte à un règlement de travail donné et qui harmonisent les relations humaines formelles et informelles de travail. 

Au niveau macroéconomique, l’économiste britannique KEYNES introduit la notion de plein emploi des facteurs de production combinés dans l’entreprise qui combine les trois principaux : le travail humain, le capital financier, le progrès technique.  Keynes considère de ce point de vue que l’offre de travail humain est en crise d’excédent par rapport à la demande de travail par les entreprises.

J’introduis dans cette perspective keynésiennes (fondée sur une analyse statique) un postulat dynamique d’ajustement temporel traduit par le concept de gestion des situations d’attentes pré-emploi professionnel.

Cela part d’un constat selon lequel, le travail demandé ou offert n’est durable (sans conduire au prochain chômage), que s’il correspond à un statut professionnel de travail mérité sur base des qualifications ou ses talents vocationnels et que s’il est motivé par un schéma de carrière professionnelle. En outre, un marché du travail bien structuré et bien segmenté est marqué par un processus d’ajustement par les prix ou les quantités de recrutement qui impliquent pour un même employeur des arrivées de travailleurs et des départs de travailleurs en fonction de l’optimisation de la fonction ressource humaine. Dans ce processus d’ajustement un travailleur est soumis à la recherche (réorientation) d’un meilleur statut professionnel correspondant à son idéal de vie. Certains emplois contractuels ou statutaires occupés à court terme se rapprochent d’une situation d’entente pré –emploi professionnel ou pré vocationnel.

Une situation réelle d’attente pré-emploi professionnelle se caractérise par :

  • Un manque d’information complète sur les offres d’emplois et la méconnaissance du processus de carrière professionnelle
  • Une insatisfaction sur les conditions d’emploi en cours exercé par d’autres (lamentations des travailleurs embauchés, chômage technique des employés et formes d’exploitation dénoncées, etc.).
  • Des qualifications détenues qui rencontrent pas des situations réelles de demande de travail (les employeurs préfèrent par exemple recruter des diplômes de bas niveau ou des travailleurs non qualifiés ou non très spécialisés car ils sont très contraints par la maximisation du profit).
  • Une opportunité pour un individu qualifié de trouver une occupation provisoire de précarité, sans contrôle et exigence légale dans l’économie informelle pour faire face à ses besoins quotidiens de subsistance (besoins primaires).  

Ce dernier point est capital car il permet à l’individu qualifié d’avoir des revenus ou des ressources vitales lui conférant une situation relative d’épanouissement humain (interaction humaine et entourage de proximité de travail).

L’importance scientifique d’introduire la notion économique de situation d’attente est de permettre une meilleure caractérisation du chômage quel que soit la perspective d’observation empruntée par l’économiste (celui du demandeur hors contrat de travail, celui du travail en essai de travail, celui de l’employeur en recrutement de nouvelles compétences). Toutes ces catégories sont soumises aux effets d’apprentissage des situations d’emplois temporaires ou durables ou de chômage. Au niveau organisationnel cette notion de situations d’attentes permet à la gestion des ressources humainesde s’améliorer et au niveau macroéconomique l’appréciation du plein emploi du facteur travail humain peut être modélisé différemment.

En revenant sur la préoccupation de départ dd la recherche des liens de causalité entre le chômage des jeunes qualifiés, les situations d’attente et l’emploi professionnel ou vocationnel, nous commençons faire les remarques et hypothèses suivantes :

  • Une situation d’attente est aussi meilleur qu’il insère celui qui le vit dans un environnement cadre pour son discernement professionnel et ou vocationnel
  •  Une situation d’attente corrige les vices et les lacunes d’une orientation scolaire précédente contenue dans une offre de formation qualifiante ou d’une formation opportunité des compétences vocationnelles
  • La plupart des formes ou conditions de chômage déguisés sont des situations d’attentes cachées par des frustrations antérieures (en milieu urbain surtout) ou causées par des privilèges de rang social véhiculée par une mentalité ou des croyances en vogue ou introduites dans certaines familles.
  • Le meilleur statut d’employeur entrepreneur commence par des situations d’attente quasi continu avant d’atteindre la promotion sociale d’entrepreneur innovateur
  • Le meilleur statut de travailleur professionnel ou vocationnel est réalisé par des situations d’attentes entrecoupées des mises au chômage temporaire
  • Une situation d’auto emploi murit vers un statut d’indépendant relatif lequel est maintenu ou cédé à un autre individu quand la situation d’attente évolue vers soit en entrepreneur innovateur soit un travailleur qualifié professionnel

Pour les jeunes qualifiés, l’auto emploi est une condition ou situation d’attente idéale lui permettant de négocier son accès sur le marché du travail ou s’ajuster versl’entrée dans le patronat d’affaires.  La condition d’auto-emploi incruste chez le jeune qualifié un avantage comparatif des compétences générales nécessaires à l’accès au marché du travail et un avantage compétitif autour des compétences spécifiques à faire le jeu dans la configuration du patronat et son évolution industrielle par la mutation des structures de marché. Il permet également de questionner les attitudes corporatives du corps de métiers réglementés.

 Dans la plupart des cas, on néglige les situations d’attente qui sont sous le couvert des prestations domestiques et réalisées dans l’environnement cadre habituel familial. Pourtant, le ressourcement et l’imagination du travailleur indépendant est d’origine basique familiale.

En prenant en compte tous ces acquis et faits stylisés, je peux présenter les notes conclusives sur les situations d’attente des jeunes qualifiés au Burundi.

Note 1 : les situations d’attente véhiculent une communication sincère des jeunes qualifiés. Cette communication est facile d’interprétation pour les coaches en soutien dans le processus de recherche d’emploi ou le coaching aux candidat entrepreneur. Le langage critique de contestation ou d’insatisfaction est un atout pour une écoute attentive du coach. Le coaching s’améliore compte tenu d’une situation particulière des situations d’attentes ciblées. Note 2 : les mentalités locales de suivisme constitue un défi majeur de blocage dans l’insertion au statut d’auto-emploi pour l’ensemble du genre humain et du genre féminin. Ce qu’un sexe gagne en terme de condition favorable sur l’autre genre est réellement compensé à l’autre sexe en perte sous forme de compétences spécifiques dont la valorisation se fait dans son statut futur confirmé. Exemple d’illustration, un garçon qui s’insère dans un atelier de réparation automobile ou informatique gagne des primes journalières monétaires alors qu’une fille qualifiée qui s’adonnent aux travaux ménagers reste dans la dépense financière de ses parents. Il est fort probable que cette fille qualifiée ménagère, une fois mariée, elle soit insérée directement dans une position de travail professionnel via les relations professionnelles de son époux conjoint de mariage. En réalité l’entourage professionnel appréciemieux et correctement les valeurs familiales qui façonne l’éducation et les compétences de la jeune fille qualifiée à travers son statut de mariée.

Note 3. Certaines situations d’attentes attenue le problème d’accès au capital de départ pour les jeunes candidats entrepreneurs innovateurs. Cette condition canalise l’information brute nécessaires au jeune qualifié pour la connaissance du format et type d’investisseurs sociaux ou en affaires. Le jeune qualifié fait la part des choses sur les sources de financement (leurs avantages et leurs inconvénients). Le problème redondant d’accès à l’information sur les conditions d’accès au travail professionnel ou à l’accès au capital s’atténue dans le vécu quotidien d’une situation d’attente qui lui procure des relations de proximité et un entourage évolutif pour se renseigner mieux et de manière opportune

Cela me permet de revenir sur les vertus longtemps sous-estimées ou sous évaluées de la micro-épargne informelle dans la gestion du micro-crédit productif ou se traduisant par un micro-investissent.  Dans une situation d’attente la micro-épargne est éducative, le microcrédit est rassurant, le micro-investissement est un engagement qui permet d’évaluer quantitativement un risque réel.

La micro-épargne combinée avec un micro-investissement constitue une garantie matérielle et financière proche d’une garantie juridique (Objectif : voie de sortie de l’endettement). La micro-épargne combinée avec le micro-crédit est une forme d’assurance mutuelle vis-à-vis du risque pris dans le micro investissement (objectif : assurance contre les effets négatifs connus impacts indirectement les autres acteurs) .

Le micro-crédit combiné avec le micro-investissement une source de confiance-méfiance auprès des investisseurs d’impact (objectif :  pour un éventuel effet de levier financier pouvant être est répliqué et capitalisable dans la communauté).  Quand les trois mécanismes traversent simultanément un cycle économique court (deux à trois ans) dans unemême exploitation ou activité générative de revenus monétaires, cette expérience d’une situation d’attente débouche sur la formulation d’un projet crédible et bancable dans une institution financière supérieure plus exigeante.

Note 4. Quelques secteurs ou filières d’activités incubent diverses situations d’attente pour les jeunes qualifiés :

  • L’agriculture d’autosubsistance qui atténue l’exode rural
  • L’agriculture de transformation artisanale qui atténue l’exode rural
  • L’agriculture périurbaine de production légumière, horticole et arboriste
  • L’artisanat familial ou coopératif
  • Les travaux de gestion ménagère
  • Les prestations d’appui à l’organisation des événements en associations culturelles des jeunes
  • Les ateliers d’installations, réparations et maintenances diverses

Ce sont ajoutées très récemment :

  • Les ateliers de reproduction et diffusion musicales
  • Le secrétariat bureautique public
  • L’économie de recyclage urbaine  
  • Le courtage et gestion des commissions en affaires
  • Les ventes à la sauvette et le transport des personnes et marchandises

Il faut ajouter le fait que certaines entreprises ou travailleur indépendant ont tendance à accorder un stage prolongé d’insertion professionnelle à certains lauréats du secondaire et de l’enseignement supérieur encontre partie du versement des primes d’encouragement à l’amélioration du rendement organisationnel.

Je clôture ma chronique par cette maxime qui postule que « le succès ne change pas négativement celui qui sait d’où il vient ; l’échecs ne déstabilise pas celui sait où il va ».

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Economie et société

Chronique n°2 du 23 aout 2025: La place de l’économie familiale des ménages producteurs consommateurs dans le système de redistribution primaire au Burundi. 

Ma chronique d’aujourd’hui répond à la question suivante : Qui manivelle le premier tour de la roue du circuit économique keynésien au Burundi ?  

 Un jour de mai 2012 est plein d’enthousiasme. Je pars faire une formation pratique dans l’usage des outils de gestion financière dans une organisation coopérative des producteurs établie sur un plateau dans une localité du Burundi.

Après cette courte séance de formation d’un jour, je reçois en honneur de ma visite une opportunité de visiter une exploitation agricole familiale du Président de la coopérative. Une telle invitation est une occasion de faire une découverte, pourquoi pas ?

Je suis les pas du président de la coopérative dont la résidence familiale se trouve à quelques minutes du siège de la coopérative. Avant d’entrer dans sa maison, nous faisons un tour de l’enclos et me fait observer une étable situé dans la cour arrière abritant deux vaches et un veau.  Une occasion d’échanger quelques mots et anecdotes dans la contemplation de l’ambiance de l’étable et à laquelle s’ajoute le fils du président qui apporte du fourrage aux vaches. Après une dizaine de minutes, je suis accueilli dans le salon du foyer familial pour partager un plat d’aliments accompagné d’un verre de lait frais de vache produit dans la matinée.

La causerie qui alimente le repas à la table fait étalage des réalisations familiales et l’ampleur des relations économiques de son ménage avec les habitants de la communauté. Cette conversation laisse en moi la conviction que l’essentiel de la vie de la localité tourne autour de son foyer. J’y apprécie le gout de la persévérance et l’empathie relationnelle du chef de ménage. Ma reconnaissance de son statut de leadership dans la coopérative s’est accrue. En vérité, le style de management de son exploitation familiale agro-pastorale constitue une charnière de circuits d’échanges commerciaux et sociaux et de connexion avec les acteurs impliqués dans la promotion des leviers du développement communautaire.  De fait, il cumule un statut spécial d’une « élite paysanne fermente ». Un paysan ferment est un pionnier d’initiatives et de dynamiques locales qui débouchent à la création des valeurs ajoutées locales et un circuit de distribution rotative de la valeur ajoutée locale. Cette redistribution impacte les mécanismes d’équité sociale entre les personnes actives des foyers familiaux partageant la même condition économique de ménages producteur – consommateurs ruraux.

Un ménage producteur-consommateur utilise la main d’œuvre familiale (père, mère, et enfants) pour valoriser un lopin de terre avec un ensemble d’outillage agricole et pastoral pour produire l’essentiel des besoins alimentaires des membres de la famille. Un tel ménage est qualifié ainsi quand il arrive à dégager un surplus ou excédent de production agricole et pastoral qui est écoulé d’abord sur les circuits ruraux locaux de commercialisation et ensuite dans les circuits de commercialisation urbains quand l’échelle de son exploitation s’agrandit.

Le revenu monétaire provenant de cette commercialisation lui permet d’acheter les autres biens de consommation et d’équipement domestique dont il a besoin ainsi que l’amélioration de son habitat ; en outre, ce revenu monétaire est affecté à la satisfaction des besoins secondaires comme les soins de santé et l’éducation scolaire des enfants.  A cela s’ajoute la participation à diverses prestations sociales et culturelles communautaires par l’offre de la contrepartie en nature (production agricole du ménage) ou en contribution issue de son épargne monétaire.

L’estime et le prestige d’un ménage-producteur s’accroit au fil et à mesure que son exploitation familiale s’agrandit et sa valorisation de vient complexe.

Dans le cas particulier du Burundi, le ménage producteur- consommateur associe aux travaux agricoles les activités de petits métiers ruraux qui valorisent les talents et compétences spécifiques au genre d’une personne selon la tradition et les us de la coutume burundaise. A titre d’illustration nous citons la vannerie spirale pour les femmes, vannerie croisée pour les hommes, transformation du lait en beurre pour les femmes, le tissage pour les hommes, la forge pour les hommes, réparations pour les hommes, etc.

Ces métiers produisent une bonne partie de l’outillage agricole et pastoral et sont à l’origine de la densification du courant d’échanges des biens et l’extension de la zone du courant d’échange.

C’est l’ensemble de toutes ces fonctions productives et auto consommatrices qui forment le statut dynamique et emblématique du ménage producteur-consommateur. Ce statut singulier s’observe sur l’ensemble du globe terrestre dans les zones réputées d’attrait pour la sédentarisation du peuplement humain. Les plateaux d’Afrique centrale et de l’est qui vivent un climat tropical tempéré et modifié par l’altitude constitue une bonne illustration d’une telle zone de peuplement.

Les conditions naturelles de vie physique et les formations du tissu productif et social mis en place par les ménages producteur –consommateurs expliquent amplement les formes visibles de redistribution primaire de la valeur ajoutée locale.

Economiquement décrit, la redistribution primaire désigne le mécanisme par lequel la valeur ajoutée issue des activités productives est affectée pour rémunérer l’ensemble des facteurs combinés dans le processus de production afin de permettre que ce mode de combinaison des facteurs puisse se reproduire dans le court terme et éventuellement d’assurer son amélioration. 

La pure théorie microéconomique classique, à travers laquelle le producteur est sensée n’est pas être consommateur (ici il s’agit d’une unité ou entreprise de production), considère que toute la production est destinée à la vente sur les marchés de consommateurs acheteurs (différents de ses employés).  Dans cette hypothèse, chaque facteur de production est rémunéré à la hauteur de sa productivité marginale. Cette dernière mesure la variation du volume de production d’un atelier productif induit par l’augmentation d’une unité supplémentaire dudit facteur (par exemple une heure supplémentaire de travail), toute chose restant égal par ailleurs. Une telle assertion n’est pas pertinemment valide dans le cas d’un ménage producteur-consommateur.

Au sein d’un ménage producteur-consommateur un facteur de producteur n’est pas rémunéré par sa productivité marginale ; au contrario, un facteur de production est rémunéré en fonction de son statut économique vital au sein du ménage et de son statut complémentaire socioculturel dans le foyer familial. En considérant un ménage composé d’un père, d’une mère, d’un enfant évolué actif et scolarisé et d’un petit jeune enfant dont l’âge ne permet pas d’être scolarisé et assister activement les parents, nous associons un statut économique dominant et un statut socioculturel délégué via les représentations sociales et les traditions. 

  • Le statut économique d’un père de famille est 100% productif et 100% auto consommateur ; il est gestionnaire principale de son ménage.
  • Le statut économique d’une mère de famille est 100% productive et 100% auto consommatrice ; elle est co-gestionnaire de son ménage.
  • Le statut économique d’un enfant actif scolaire est 40% actif et 100% auto consommateur. 
  • Le statut économique du petit enfant est 0% productif et 100% auto consommateur.  
  • Le père de famille assume la fonction socioculturelle d’une autorité régulatrice et représentative au sein de son foyer.
  • La mère de famille assume la fonction socioculturelle de maternité reproductive et éducative au sein de son foyer.
  • L’enfant productif et scolarisé assume la fonction socioculturelle de pont intergénérationnel et de conservation de la mémoire eau sain du foyer familial.
  • Le petit enfant non actif assume la fonction socioculturelle de médiation humaine et renaissance sociale du fait de son innocence et sa candeur.

Ceci aide à mieux comprendre qu’au sein d’un ménage producteur-consommateur il existe une double redistribution primaire chevauchée qui concerne directement les membres du foyer familial uni par le lien d’empathie familiale et de destin commun du foyer. Cette redistribution interne au foyer se fait d’abord en nature, en prestations réciproques et partage de vie sentimentale et en dotation monétaire profitant aux besoins particuliers de caque membre de la famille. 

Au cas où le ménage producteur-consommateur fait appel à une main d’œuvre externe et une logistique factorielle de soutien externe au foyer, nous appliquons le même raisonnement que précédemment car le ménage aura toujours l’intention d’internaliser ces réalités factorielles.

  • La fonction économique d’une main d’œuvre de saison ou circonstancielle est productrice à 100% et auto consommatrice à X% en fonction du contrat d’association
  • La fonction socioculturelle d’une main d’œuvre de saison ou circonstancielle est la solidarité communautaire pour réaliser le plein emploi des travailleurs disponibles et renforcer la cohésion communautaire. 
  • La fonction économique d’une logistique factorielle d’appui externe à un ménage est productrice à Y% en fonction de la négociation de complémentarité
  • La fonction socioculturelle d’une logistique factorielle de soutien est l’interdépendance des acteurs de proximité et la maximisation de la cohésion communautaire : les deux visent l’augmentation d’une capacité de réponse et de résilience communautaire. 

Les échanges en nature et les échanges monétaires qui étoffent les mécanismes de redistribution primaires au sein des ménages producteur-consommateurs sont très profonds, denses et à grande vitesse de circulation monétaire de la valeur ajoutée locale.

Le degré de résilience communautaire dépend énormément de ces mécanismes distributifs et constitue un canal de visibilité remarquable.

En effet, toute ponction de valeur ajoutée en dehors du circuit habituel sous forme d’une redistribution secondaire (par exemple une taxe administrative et institutionnelle) crée son propre stabilisateur automatique interne car cette ponction ou détournement de valeur ajoutée est perçue comme une logistique factorielle de soutien du deuxième degré à internaliser par des liens d’interdépendance ou de cohésion communautaire.

Toute ponction de valeur ajoutée sous forme d’une redistribution tertiaire par exemple occasionnée par l’interférence d’une institution de socialisation civilisatrice (église à finalité spirituelle, école à finalité civilisatrice, centre des soins hospitaliers à finalité thérapeutique, etc.) est également perçue comme une logistique de soutien de troisième degré à internaliser.

En réalité les logiques de redistribution du deuxième et troisième degré augmentent le prestige d’une communauté de ménages producteur –consommateurs qui garantit leur prise en charge.  Les administration et institutions publiques, les organismes de soutien au bien-être communautaire sont rendues endogènes d’une période à une autre par les dynamiques d’évolutions des ménages producteur-consommateurs. Les externalités négatives consécutives à leurs implémentations entrainent des couts économiques et sociaux qui sont mutualisés par les ménages producteurs-consommateurs à travers les fonctions socioculturelles des membres du foyer familial. 

En guise de conclusion, nous relevons que le fait ce modèle de redistribution primaire des ménages producteurs – consommateurs demeure riche de questionnement et appelle l’intérêt des investigateurs pour sa formalisation méthodique.  Dans les communautés burundaises en particulier et les sociétés africaines en général vivant les zones de forte sédentarisation, les logiques de redistribution primaire centrées sur les entreprises modernes relevant de l’économie formelle et les administrations étatiques modernes sont mises à l’épreuve (conflits de revendication entre employeurs et leurs salariés, entre l’état et ses fonctionnaires, discussion sans fin à propos de la sécurité sociale organisée) en face de la coexistence de cette forme de redistribution « endogenisante » qui est placée dans les registres de l’économie informelle. 

Dans l’histoire récente de l’humanité, nous citons l’exemple de l’économie d’entreprise industrielle japonaise qui a su innover de telles formes de pratiques qui permet d’entrevoir une comparaison de mécanismes distributifs formel et informel.  

Aujourd’hui la chine s’évertue à ce même exercice en dépit du fait que la politique chinoise de contrôle démographique en vigueur constitue une situation paradoxale au modèle distributif ci haut-décrit.

 Le terme ma chronique en rappelant la maxime qui dit que : « Rien ne sert à rien de chercher à inventer la roue quand elle existe déjà ». Si tout le monde s’accorde sur la fait que l’innovation permet d’améliorer ses fonctions et sa finalité (applications), il est normal de penser la réhabiliter cette formule de redistribution primaire centrée sur le ménage producteur –  consommateur dans le cadre des transformations économiques futures touchant le registre de l’économie formelle et l’économie informelle du Burundi. 

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Economie et société

Chronique n° 1 du 14 aout 2025.

Ma chronique d’aujourd’hui répond à la question suivante : Quelle est la différence ou quelles sont les nuances entre trois notions très proches dans notre langage quotidien à savoir : argent, monnaie et finance ?  

Je laisse une présentation technique ou historique de ces trois notions et je fais une présentation de compréhension spontanée qui convient à une communauté variée des lecteurs.

Le fonctionnement de la vie économique d’une société humaine à travers ses trois structures vitales de base (le ménage, l’entreprise ou organisation autonome, l’Etat considéré comme ensemble des administrations centralisées autour d’un gouvernement) fait vivre trois notions qui tendent à se confondre car ils sont l’expression d’une suite de réalités qui façonne le destin économique d’une société.  

 Il s’agit des notions d’argent, de finance et de monnaie. Toutefois, ces notions s’appréhendent dans des contextes différents d’usage et se manipulent sous des modes opératoires distincts. Je m’efforce d’en faire un tour d’horizon.

L’argent est la quantité de valeurs monétaires disponibles en trésorerie. Les uns disent détenir cette quantité dans la poche, d’autres dans la caisse ou le portefeuille pourquoi pas dans un compte. Cela veut dire que les agents économiques considèrent l’argent comme un atout ou actif vital malléable et véhiculant un enjeu de valeur dans leurs relations interpersonnelles ou professionnelles.

La finance fait la liaison entre l’argent (comme actif vital détenu par les particuliers) et les transactions d’échanges réels qui se déroulent au quotidien entre les agents économiques qui forment un circuit de transactions parfois régulières ou périodiques. Cette liaison n’est pas immédiate mais elle est portée sur des horizons inter temporels et des modalités fonctionnelles différentes. Ces transactions réelles qui forment le soubassement de la finance sont quantifiées et qualifiées à travers les ses trois fondamentaux qui sont le temps, le risque et l’information. Le temps traduit la durée chronologique nécessaire au bouclage d’une opération, le risque sous-tend un volume de transactions et se mesure comme la probabilité que la transaction soit valorisée au fil du temps de façon régulière et stable par les échangistes unis ou reliés par la transaction. L’information décrit le détail sur toutes les caractéristiques associées aux valeurs en échanges et la nature de la transaction.

La monnaie est le patrimoine commun qui circule matériellement entre les membres d’une société sous forme d’un étalon monétaire des valeurs et sous le contrôle de l’institution en charge de son émission dans le public.  L’autorité de cette institution confère une force légale d’usage de la monnaie au sein d’une communauté de destin économique (économie nationale) et d’une zone monétaire délimitée.

La réalité économique au quotidien traduit ces notions d’argent de finance et de monnaie par un calcul économique et un comportement économique exprimés par un agent économique dans chaque transaction dans laquelle il est impliquée.  Ce calcul et ce comportement s’apprécie via une référence sociale, un indicateur ou un objectif économique.   

  •  Chaque jour l’argent se quantifie et se compte en denombrement numérique comme un actif vital permettant le bien être au quotidien face aux besoins illimités.  
  • Le calcul est par exemple celui d’une ménagère qui planifie les besoins à subvenir au courant d’une semaine.  La ménagère connait ses limites à travers son budget et s’attache à des prestations familiales d’un ordre jugé normal.
  • Le comportement individuel est celui issu de l’expérience en face de la rareté des ressources ou leur abondance relative perçue (la grâce matinale ou grâce du soir) permettant au bon père de famille de mettre au profit les atouts disponibles chaque jour pour le bien être de sa famille.
  • Chaque jour la finance valorise les transactions financières par rapport à un taux de rémunération du capital (généralement appelée taux d’intérêt) qui signifie la quantité de valeurs monétaires accumulé rationnellement et placé logiquement dans un cycle de production ou un cycle de capitalisation financière.
  • Le calcul se fait par une analyse de type coût-avantage en comparant l’avantage de la détention de l’argent en liquide pour les usages courants et le coût d’opportunité ou manque à gagner d’un placement financier plus rémunérateur. 
  • Le comportement financier est motivé par le gain du capital dans le temps et le risque ou probabilité de changement du gain y associé.
  • Chaque jour la monnaie traduit la confiance collective de la communauté d’usagers à assumer les trois fonctions principales de de cet outil de matérialisation des liens et des échanges : étalon de valeur (intermédiaire des échanges), unité de compte et réserve des valeurs.  Ces trois fonctions cumulées font de la monnaie un patrimoine commun des membres de la société qui en font usage.  La perception de la même quantité d’argent ou le même capital financier détenu dépend de la certitude ou l’incertitude ressenti par la communauté des usages vis-à-vis du présent immédiat, l’avenir proche et l’avenir lointain.
  • Le calcul se fait notamment par rapport à l’évolution de l’indice général des prix qui quantifie la notion d’inflation et cela d’une période à une autre ou d’une conjoncture à une autre. Ce calcul vise à mesurer le décalage temporel de l’étalon monétaire par rapport à d’autres étalons monétaires ou non monétaires pour un bien économique donné.
  • Le comportement d’un agent est celui d’un arbitrage inter temporel entre confiance et méfiance envers la monnaie dans ses trois fonctions de base en s’informant sur les autres étalons de valeurs.

Dans la vie pratique, la distinction entre ces trois notions (argent, finance et monnaie) nécessite pour les agents économiques d’avoir une connaissance a priori acquise à l’école (la monnaie est un lien de socialisation interpellant un certain niveau d’éducation financière) ou a posteriori (résultat d’une expérience de longue durée car la monnaie est un actif variant à double tranchant dont la maitrise fait appel à un itinéraire d’échecs-insatisfaction et de succès-satisfaction dans sa manipulation).   L’objectif ultime de cette distinction est l’amélioration du niveau de calcul et d’ajustement du comportement de celui qui décide en bon père de famille ou une ménagère consciencieuse.

Je clôture cette chronique en rappelant quelques adages et maximes chers aux gestionnaires et économistes.  

L’argent ne fait pas le bonheur.  Ce qui fait le bonheur est la joie du succès consécutif à un travail bien fait. 

La mauvaise monnaie chasse la bonne monnaie. Cela veut dire que la monnaie patrimoine commun est très sensible à une manipulation hasardeuse. 

Le monde carré de la finance est un labyrinthe nébuleux. La moralité à tirer est que le temps, le risque et l’information qui caractérisent la finance sont des paramètres infiniment dynamiques dont l’appréciation par les décideurs n’a d’intérêt que dans le présent décisionnel.   

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Crise de carburant au Burundi : des pistes de solutions éclairées par la technologie de block Chain et le recours aux innovations financières privées et de la monnaie digitale banque centrale au Burundi.

Cet article se propose d’analyser la crise du carburant au Burundi en recourant à un triple questionnement hypothétique.

Comment résoudre un problème qui n’existe pas à travers la méthode de la fausse supposition ?

Comment formaliser la gestion d’un bien stratégique dans un environnement complexe ?

Quel paramètre imaginaire de contrôle pour un i-environnement, c’est à dire un environnement dont tout calcul de chiffrement s’avère complexe ?

Le carburant constitue un bien stratégique en plus d’être une marchandise qui a un prix d’achat et de vente, dans la mesure où il constitue la source d’énergie motrice habituelle la plus importante à ce jour au sein de l’économies burundaise. 

Sa rareté relative reste une question pendante même dans les pays producteurs de pétrole dans lesquels un puit qui s’épuise ne se remplit pas dans le siècle suivant. A cette rareté relative s’ajoute sa rareté stratégique qui lui confère une position particulière sur le marché des biens et dans l’analyse de la structure des prix des biens importés.

L’analyse de la structure de prix d’un bien stratégique a pour but de déterminer une politique de constitution de 3 niveaux de stock visant à assurer sa disponibilité et son accessibilité par les consommateurs sur le marché national domestique.

Dans le cas particulier du Burundi cette politique a donné des résultats complaisants pour certains acteurs et intervenants et très mitigés pour d’autres acteurs. Examinons cela de près !

La constitution progressive d’un stock stratégique nécessite une infrastructure délocalisée très couteuse et des ressources financières très oisives (épargne immobilisée à moyen et long terme) dont l’Etat du Burundi est incapable de mobiliser.

Le stockage pour assurer un approvisionnement commercial des stations de distribution de carburant pour les usages courants et récurrents au quotidien se heurte à des blocages irrationnels. Jusqu’à nos jours, il manque des professionnels du métier qui entreprend dans le secteur pétrolier pour tirer profit de l’opportunité et promouvoir le secteur de l’énergie dans son ensemble.

Les propriétaires de stations à carburant et des véhicules spécialisés dans l’importation et la distribution de l’or noir sont une minorité d’individus frileux et coincés entre la revendication des privilèges et attributs politiques et l’affirmation d’un statut de commerçant professionnel. C’est la raison pour laquelle aucune logique commerciale et de profit ne peut sortir de leurs tractations avec les instances de régulation du secteur pétrolier. Apparait ainsi une situation d’argumentation irrationnelle sur les causes et les conséquences de l’inexistence du carburant à la pompe.

A cet effet, la crise de carburant est décrite comme un problème qui n’existe pas voire un problème inventé pour servir d’alibi, de contestation et d’amalgame dans les trois camps en affrontement (celui des régulateurs, celui des fournisseurs distributeurs et celui des consommateurs). Chaque camp définit le problème selon ses humeurs et ses prétentions éloignées d’une recherche de solution de marché.

Qu’en est-il du stock de spéculation stabilisatrice ? Le stock de spéculation a pour but de maitriser les situations de ruptures momentanées de stocks (l’approvisionnement du stock courant prend du temps), les effets de boom d’activité et les chocs inflationnistes.

Le mécanisme automatique de spéculation stabilisatrice n’est rentable économiquement qu’au moment où l’option d’arbitrage est épuisée. C’est à dire l’observation des écarts entre l’offre et la demande sur deux compartiments du marché pétrolier et sur deux localisations de marché qui amène le régulateur à modifier la structure du prix ou le système d’approvisionnement. L’option d’arbitrage est la canal d’impulsion du régulateur quand le prix est administré (cas du Burundi) et en présence d’un stock stratégique de couverture (pas le cas du Burundi).

L’option d’arbitrage devient donc le sort (situation arbitraire) d’un groupe dominant dans chaque camp en affrontement qui exerce une pression politique pour obtenir un avantage de rente financière de situation par la voie d’un lobbying économique. Nous sommes proches de ce contexte.

Cela entraine des risques importants dans la mesure où les initiatives qui visent l’amélioration des conditions d’une spéculation stabilisatrice et profitable sont bloquées à court et moyen terme. 

En effet, les pénuries de carburant à la pompe viennent de passer une période de plus de 5 ans sous un alibi de manque de devises justifié par les vols (détournement), le non rapatriement des devises d’exportation et la fuite de capitaux, la guerre en Ukraine, etc.

Or, c’est l’ensemble de tous ses effets combinés de blocage et de confrontation qui crée une situation d’extrême complexité : d’une part, une cause se justifie par ses effets durables qui créent des habitudes de consommation quasi irréversibles, et d’autre part, les effets durables justifient l’existence normale de la cause. Un cercle vicieux et un piège sans fin s’installent dans l’économie.  

A qui revient la faute alors ? Personne évidemment ! Le problème devient inexistant car personne ne pourra le définir en vue d’une esquisse de solution.

Les économistes quantitativistes ont l’habitude de faire l’analyse des situations complexes délimités dans un espace en faisant recours à la méthode de la fausse supposition. Toutefois, à un niveau élevé d’analyse impliquant plusieurs paramètres, ils vont faire appel à un paramètre imaginaire de blocage et un cible d’acteurs d’impact soumis à un environnement incertain quasi imaginaire car nous sommes dans une situation où le problème est défini irrationnellement et évolue donc dans un labyrinthe social.

C’est pourquoi nous évoquons la notion de i-environnement et d’un paramètre imaginaire de contrôle pour mieux caractérisé le contexte d’incompréhension. L’hyper i-environnement est formé de couples d’informations dont l’une est issue de la réalité sensible du consommateur (exemple : rareté de carburant à la pompe, achat d’un litre hors pompe quatre fois le prix de la pompe) et l’autre information est imaginaire car vehiculée par une communication sensationnelle (exemple : des exportateurs qui ne rapatrient pas les recettes de vente ou les transporteurs volent les passagers par la hausse de prix).

L’environnement de la technologie blockchain est le seul à nos jours à offrir un espace d’information et d’interaction dont une source d’information est réelle car basée sur une activité économique et l’autre une source d’information virtuelle (échange digital) sous un paramètre de contrôle transparent et quasi imaginaire (règle de l’anonymat) : l’existence d’une base de données distribuées et non falsifiable et décentralisée. Dans la configuration d’un block Chain tout le monde est soumis aux mêmes règles de jeux et exerce les droits similaires dans l’échange virtuel.

L’idée force ou solution géniale est que l’environnement informatique de la blockchain consiste en des activités ou transactions qui laissent une traçabilité non falsifiable pour assurer le contrôle de la saturation d’un objectif (exemple, l’épuisement du stock courant de carburant à la pompe) via un paramétrage virtuel. L’information est totalement symétrique. 

Concrètement, la technologie blockchain appliquée au secteur du carburant résout simultanément les difficultés managériales suivantes :

  • Transparence dans l’approvisionnement et la gestion des trois niveaux de stock pétrolier (stratégique, courant et spéculatif).
  • Transparence dans la distribution et la tarification du carburant à la pompe chez les intermédiaires
  • Transparence dans le service à la pompe et l’utilisation du carburant par les usagers et les consommateurs

L’introduction de l’application « igitoro pass » ne résout aucun problème et n’engendre pas de discipline présupposée, mais par contre, induit des réclamations des droits non acquis.

La création d’une base de données distribuées non falsifiable et décentralisées est très capital dans la mise en place d’un mécanisme consensuel et de gestion rationnelle de carburant au Burundi. Elle offre les services suivants:

  • Faciliter à affecter des catégories ou groupe de véhicules à une station de distribution de carburant
  • Associer pair à pair plusieurs catégories d’usagers impliqués dans le système de distribution et contrôle de carburant
  • Mieux créer des catégories des véhicules consommateurs selon l’usage et l’étendue de la circulation
  • Optimiser la gestion de la logistique de transport de carburant
  • Contrôler des niveaux atteints de consommation journalière par station et par catégories de véhicule
  • Associer plusieurs intervenants dans la gouvernance du secteur pétrolier
  • Décider les validations des requêtes sur base d’une information disponible et fiable en temps réel
  • Mieux définir les difficultés ou blocage au moment qu’il faut et éviter l’entre-chevauchement d’intérêts et jeu d’influence par abus de pouvoir, de position dominante ou d’ignorance de l’impact négatif d’une décision arbitraire. 
  • Procéder à une discrimination positive sur base de consensus

La particularité offerte par l’environnement de la technologie de blockchain est que les acteurs pourront y trouver ou y définir la meilleure unité de compte monétaire pour assurer l’échange au mieux disant du bien stratégique :  

  • Possibilité de se convenir sur une monnaie conventionnelle complémentaire propre au secteur pétrolier du Burundi
  • Possibilité de recourir aux innovations monétaires du secteur de la cryptomonnaie qui concilient les intérêts du secteur public (monnaie digitale de la banque centrale) et ceux du secteur privé (cryptomonnaie privée) 
  • L’entremise du marché des capitaux pour assurer les bouclages des transactions et la gestion des options de couverture de risques divers par les opérateurs étrangers intervenants dans le marché pétrolier burundais.     

En partant d’un questionnement hypothétique sur un problème mal défini ou inexistant nous avons pu le ramener à un environnement informatique permettant de rendre intelligible certaines de ses réalités et perceptions sensationnelles. La solution trouvée proviendrait d’une révolution numérique, une réforme informatique et un bond en avant dans la compréhension des nouveaux modes d’interactions entre acteurs évoluant dans des espaces virtuels pour le bien de tous.

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Déroulement de la conférence du 18 mai 2024 sur l’analyse de l’ impact et risques des inondations des eaux du lac Tanganyika

Cette conférence a eu lieu à l’Hôtel Club du Lac Tanganyika et a été organisée par un pôle de synergie verte composé par les organisations ci-après: CIPER CONSULTING , TABITO et LAKE TANGANYIKA PRESERVATION. Visionnez l’intégralité de la conférence en cliquant sur le lien ci-dessus.

https://fb.watch/vjK1VkFh-a/

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Tourisme au burundi

La Culture Burundaise sur la Vannerie(Spirale Croisée pour les hommes et en spirale en étoile pour les femmes)

Au Burundi, la vannerie fait partie intégrante de la culture ancestrale et occupe une place centrale dans la vie quotidienne des communautés. Cet artisanat traditionnel se décline à travers la fabrication de divers types de corbeilles appelées « inkoko », chacune ayant sa fonction et sa signification propre.

Le rôle des hommes dans la vannerie burundaise se concentre principalement sur la production des corbeilles de type « spirale croisée ». Ces corbeilles inkoko sont généralement utilisées pour le stockage et le transport des récoltes, telles que le riz, le maïs ou le sorgho,etc. La structure en spirale croisée leur confère une grande solidité et résistance, les rendant idéales pour ces usages pratiques. Les hommes maîtrisent les techniques de tressage complexes nécessaires à la fabrication de ces corbeilles fonctionnelles.

De leur côté, les femmes se consacrent à la création des inkoko de type « spirale en étoile ». Ces corbeilles, aux motifs géométriques élaborés, sont principalement destinées à des usages décoratifs et cérémoniels. Elles servent notamment à contenir les offrandes lors des rituels traditionnels ou à embellir l’espace domestique. Les femmes font preuve d’une grande dextérité dans le tressage de ces corbeilles aux formes élégantes et symboliques.

Au-delà de leur fonction utilitaire ou décorative, les inkoko revêtent une dimension culturelle et identitaire fondamentale pour le peuple burundais. Leur fabrication, transmise de génération en génération, témoigne de la richesse et de la pérennité des traditions ancestrales de ce pays d’Afrique centrale. Ainsi, la vannerie burundaise incarne à la fois l’habileté manuelle, la créativité et la préservation d’un savoir-faire ancestral profondément enraciné dans la culture.

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Tourisme au burundi

L’actualité sur le Tourisme au Burundi

Investissements dans l’amélioration des infrastructures touristiques, notamment la rénovation de certains parcs nationaux et sites historiques.
Campagnes de promotion du tourisme national et international, mettant en avant la diversité des sites naturels et culturels du pays.
Simplification des procédures pour l’obtention de visas et d’autorisations d’entrée, afin d’attirer davantage de visiteurs.
Formations et soutiens aux acteurs du secteur (hôteliers, guides touristiques, etc.) pour améliorer la qualité de l’accueil.
En 2024, ces efforts ont commencé à porter leurs fruits. Le nombre de touristes, tant nationaux qu’internationaux, a progressé de manière significative par rapport à 2023. Les recettes touristiques ont ainsi contribué de façon importante à la croissance économique du pays.

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Tourisme au burundi

Rapportage de la conférence du 18 Mai 2024

Le pôle de synergie verte  organise la conférence du 18Mai 2024 dans l’objet de:

INFOMER ET SENSIBILISER L’OPINION PUBLIQUE SUR L’AMPLEUR DE LA CRISE ET LE NIVEAU DES RISQUES INHERENTS A LA CRISE DES INONDATIONS.

Par Objectivité de la conférence un média comme voix publique est invité pour faire le rapportage qui est la RadioTélévision Nationale du Burundi.

Deux vidéos bilingues (En kirundi et français) sont rapportées 

D’autres assistants dans le rapportage sont présents dans la salle de conférence :

  1. Ir Advaxe NDAYISENGA avec un rôle d’un rapporteur vidéo en direct de la conférence et de faire le partage  sur les réseaux sociaux ;
  2. Joël BIGIRIMANA avec un rôle de communication et de la prise des photos dans la salle ;
  3. Jean Marie NSAVIMANA avec un rôle de secrétaire pour la rédaction d’un rapport  de conférence

Après la conférence, la Radiotélévision Nationale du Burundi a pris la photo de famille représentante dans la salle de conférence du 18Mai 2024.

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